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Pompier, policier, vétérinaire, princesse, chauffeur de camion ou encore pilote d’avion sont les métiers qui reviennent le plus souvent dans la bouche des enfants. Mais le choix d’une profession est un long processus qui enterre souvent les ambitions enfantines. Il suffit de jeter un coup d’oeil au hit-parade fribourgeois des apprentissages pour s’en rendre compte. Sans surprise, la profession d’employé de commerce caracole en tête. Mais comment expliquer un tel succès pour une profession finalement assez peu sexy? «Employé de commerce reste une bonne formation, assez large, où les besoins sont importants», commente Marc Chassot, chef du Service de l’orientation professionnelle et de la formation des adultes. La technique a la cote. Et d’ajouter que, de manière générale, les filles ne se creusent pas trop la tête et se limitent à un nombre assez restreint de métiers. La preuve par le classement. Gestionnaire de commerce de détail et assistant en soins et santé communautaire complètent en effet le trio de tête. Suivent maçon, monteur-électricien et cuisinier. Autant de métiers plutôt traditionnels. Reste qu’en termes de proportion, le secteur le plus prisé est celui de l’industrie, de la technique et de l’informatique. «Etonnamment, ce sont les professions difficiles comme polymécanicien ou électronicien qui ont la cote», commente Fritz Winkelmann, chef du Service fribourgeois de la formation professionnelle.
Mais comment nos jeunes choisissent-ils leur métier? Le processus débute en général lors de l’entrée au Cycle d’orientation (CO), soit à l’âge de 12-13 ans. Le conseiller en orientation est là pour accompagner le jeune jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. Mais ce n’est pas tout. Un arsenal de mesures est en place pour aider les écoliers à faire le bon choix. Nombre de professions, notamment les métiers de la bouche, ont une évolution qui est liée à la conjoncture. Et de manière générale, les métiers artistiques ont la cote auprès des jeunes. A l’inverse, certaines professions peinent à séduire. Des places restent vacantes dans des métiers comme agriculteur, ferblantier, maçon, monteur-électricien, spécialiste en restauration et technologue en industrie laitière. De manière générale, le second oeuvre et la technique du bâtiment manquent de relève.
Mais que faire pour séduire les jeunes? Pour Fritz Winkelmann, un remède est d’expliquer les mutations des professions et, surtout, de les faire évoluer en développant des brevets et en ouvrant les passerelles vers les hautes écoles. La terminologie a également toute son importance. Plus les noms des métiers sont fun et plus les jeunes peuvent s’y identifier, plus ils auront de succès.